Politiquement correct... et surtout incorrect!

dimanche 27 mai 2012

Deux élus, deux "cocus"


Les play off ont rendu leur verdict. Dans le Nord, Culoz et Sannois montent en NF, dans le Sud, Brive et Istres.
Dans les deux poules la lutte aura été indécise jusqu’au bout. Dans la notre, Brive, Istres et le SMUC terminent à égalité de points et ils sont carrément quatre dans l’autre, Culoz, Sannois-Saint Gratien, Ste Savine et Gravenchon !
Le goal-average aura donc été déterminant et l’on peut déjà poser la question : est-il normal d’octroyer une accession sur une simple différence de points de jeu tellement aléatoire ?
Dans le championnat masculin, une accession se gagne sur le terrain, matches aller-retour et match d’appui éventuel. Reste à convaincre notre bien-aimé président de l’inanité de la formule actuelle par ailleurs ruineuse pour les clubs. Et ça, c’est pas gagné !
Si les montées de Brive et Culoz apparaissent logiques dans la mesure où ces deux clubs avaient terminé premiers de la phase initiale, il y a quand même deux « cocus » dans l’histoire, le SMUC et Gravenchon qui avaient eux aussi terminé premiers et restent donc sur le carreau.
Pénalisées par deux lourdes défaites à Brive en PO et à Istres durant la première phase, les Marseillaises ne pouvaient compter que sur un exploit d’Istres à Brive pour terminer dans les deux premiers. C’était carrément « mission impossible » dans la mesure où les Brivistes étaient invaincues dans leur salle et jouaient leur saison sur ce match.
Mais les Corréziennes reviennent quand même de très loin ! Le forfait de Cholet et les décisions disons « discutables » de la FFBB les avaient privées d’un point qui pouvait être capital.
Et, lors de leur premier match, elles ont véritablement gagné sur un coup de dé un match qu’elles auraient tout aussi bien pu (du ?) perdre. Glorieuse incertitude du sport !
D’une certaine façon, Brive a obtenu son accession à Roquebrune, étant le seul club parmi les participants aux PO à s’imposer au gymnase Valgelata où le SMUC et Istres étaient déjà tombés et où Anglet allait lui aussi connaître la défaite.
On pourra aussi se poser la question : un succès roquebrunois lors de ce match aurait-il fondamentalement changé la physionomie de ces Play-Off ?
Toujours est-il que nous terminons à la 4ème place mais, contrairement à l’an dernier où les clubs du Sud Ouest avaient largement dominé les débats en prenant les trois premières places, le Sud Est a tiré son épingle du jeu avec les 2ème, 3ème et 4ème places.
Voilà donc la saison officielle définitivement terminée.
Ce samedi avait lieu un tournoi minimes particulièrement réussi avec la victoire finale des championnes de Ligue de Saint Laurent. Une équipe qui s’est – aussi – fait remarquer par sa sportivité et sa gentillesse. A peine arrivées au gymnase, plusieurs joueuses nous ont aidé à finir l’installation des tables et des chaises. Et avant de nous quitter elles ont fait le détour pour remercier les dirigeants roquebrunois de cette belle journée du sport et de l’amitié. La chose est suffisamment rare pour être soulignée. Elle est en tout cas allée droit au cœur de Pierrette, la grande organisatrice du jour, qui avait mené ce tournoi avec beaucoup d’efficacité.
Rendez-vous samedi prochain pour nos 14 heures de basket avec pas mal d’équipes masculines qui vont apporter une autre dimension à cette journée.

dimanche 20 mai 2012

Orgueil, volonté, talent...


Marine Cappelli-Manas, Marine Foiret, Marine Palmero, Amandine Dal Fabbro…
Non, ce n’est pas un match de Ligue qui se jouait samedi soir au gymnase Valgelata, même si les quatre jeunes femmes ont constitué la base de l’équipe Senior 2 roquebrunoise.
C’était tout bonnement un match des Play Off de Nationale 2 opposant le troisième de la poule A (RCM) au deuxième de la poule B. On était certes dans les derniers instants, la victoire était acquise mais notre quatuor a fait mieux que se défendre puisqu’il a réussi à aggraver d’un point le conséquent capital (15) que lui avaient laissé les titulaires en quittant le parquet à deux minutes de la fin.
Adou me manque déjà!
Le basket se jouant (toujours) à cinq, l’honneur est revenu à Adriana, la capitaine elle-même, de rester jusqu’au bout à bord du « navire ». Lequel n’était évidemment pas en perdition mais voguait au contraire vers la gloire.
Alors c’est vrai qu’il s’agissait d’un match pour l’honneur puisque les deux équipes n’avaient plus aucune chance d’atteindre le dernier carré mais nos joueuses ont en quelque sorte évacué toutes les frustrations accumulées durant ces play off en tirant un véritable feu d’artifice. Je vérifierai à temps perdu mais je ne pense pas qu’elles aient marqué cette saison 31 points en dix minutes. Et 54 au cours d’une deuxième période qui restera parmi les plus grands moments de la saison.
Veronika super star
L’orgueil et la volonté ont certainement été les clefs de ce spectaculairement retournement de situation après les déroutes d’Anglet à l’aller (-25) et de Brive (-30) la semaine dernière.
L’orgueil, la volonté et quand même aussi le talent des joueuses majeures de l’effectif (hors Marylène absente). Les évaluations en témoignent : 31 pour une Veronika super-star, 24 pour une Pauline transcendentale (double-double à la clef) et 21 pour Adriana. J’avais déjà écrit dans un précédent billet que notre Adou allait laisser un grand vide. Après un match pareil, on pourrait parler d’abîme ! Houlà là, qu’est-ce qu’elle va être longue cette année sabbatique ! A moins, bien sur, que cette année ne dure pas une année…
En tout cas, samedi soir, ces trois là ont tout éclipsé. Tout ? Non, pas tout. Sarah a eu des hauts et des bas expliquant une évaluation moyenne (pour elle) mais ses hauts furent autant de fulgurances, en particulier des passes décisives confinant au génie (n’ayons pas  peur des mots, c’est le dernier match !). Elena a confirmé tous les espoirs placés en elle. L’an prochain elle aura à ses côtés une joueuse qui va lui permettre de franchir un nouveau palier. J’en reparlerai. La seule question à se poser étant en fait : « jusqu’où peut-elle aller ? »
Marine C. a été égale à elle-même, joueuse de devoir avant tout… sans oublier de rappeler qu’il y a toujours de la foudre dans ses mains.
Marine F. a réussi à quitter le gymnase Valgelata sur une excellente impression. Après le Nord la précédente saison, elle va découvrir l’Ouest. Mais son port d’attache reste dans le Sud et dans le Sud il y a Roquebrune-Cap-Martin. Alors l’adieu de samedi ne sera peut-être qu’un au-revoir…
La troisième Marine a réussi une prestation à l’image des précédentes, capable de se faire remarquer malgré un temps de jeu restreint. De quoi, peut-être, lui donner des idées.
Il faut enfin saluer l’abnégation d’Amandine qui a accepté sans rechigner un rôle en bout de banc très frustrant parce qu’il est synonyme de temps de jeu même pas restreint mais carrément rikiki !
Chaque fois que le coach a fait appel à elle pour compléter le groupe, elle a répondu présente. Souvent elle est restée assise durant 40 minutes. Parfois elle est apparue sur le terrain. Ce fut le cas samedi. Je m’en réjouis pour elle.
Voici donc la saison officielle définitivement terminée.
Nous avons entamé samedi le cycle de nos tournois. L’occasion de voir à l’œuvre les cadettes de la saison qui s’achève… et celles de la prochaine saison, à savoir nos minimes vice-championnes de Ligue qui vont découvrir un autre univers. Le premier contact aura été très encourageant.
On reverra d’ailleurs cette équipe samedi prochain lors du tournoi minimes. Bref, d’autres moments intenses nous attendent dans les prochaines semaines jusqu’à la fête du club qui, le 23 juin, mettra, elle, un point définitif à la saison 2011/12.

jeudi 17 mai 2012

Et René se mit en colère !

Nous sommes tous fiers d’avoir une équipe première en Nationale 2, le 4ème niveau national (et le 2ème amateur) et nous le sommes d’autant plus que RCM Basket est un peu le « dernier des mohicans » du basket féminin. Depuis trente ans que j’en partage de près ou de loin la vie,  j’ai vu disparaître une incroyable quantité de clubs retombés à des niveaux inférieurs ou carrément disparus. Je me souviens des luttes avec Mirande, un club qui nous ressemblait structurellement dans une ville encore plus petite que la notre (5.000 habitants) et qui s’offrit le luxe d’être trois fois champion de France dans les années 90. Aujourd’hui son équipe première joue en championnat départemental.
Nous sommes tous fiers d’avoir une équipe première en Nationale 2 et nous nous efforcerons de la maintenir à ce niveau tant que cela sera possible.
Elena progresse à grandes enjambées!
Mais notre club, ce sont aussi toutes nos autres équipes qui nous ont ramené cette saison un titre de championne de Ligue (Poussines) et un autre de vice-championne de Ligue (Minimes) et qui ont fort bien tenu leur place dans les autres catégories avec les Cadettes 3èmes des Alpes-Maritimes, les Benjamines 3èmes et 5èmes des Alpes Maritimes. Le bilan n’est pas extraordinaire mais il est très satisfaisant eu égard au « rapport de force » existant entre le potentiel humain d’une ville de 13.000 habitants comme Roquebrune-Cap-Martin et celui de villes comme Nice ou Saint Laurent.
Notre objectif depuis longtemps affirmé est d’amener nos jeunes en équipe première. Nous savons pertinemment que cette politique demandera beaucoup, beaucoup de temps… et qu’elle est loin d’être fiable à 100% car, malheureusement, nous perdons beaucoup de joueuses en cours de route pour des raisons diverses, notamment les études (le dernier cas en date étant celui de Jana).
Cette saison, Marine C. et Elena ont joué un rôle important dans le groupe de Nationale 2. Mais, apparemment, certaines personnes ne s’en sont pas aperçues…. à l’image d’un (pseudo) « supporter n°1 » qui se permet d’écrire sur le site du club « Depuis le temps qu’on veut voir une vraie meneuse… ».
Cette phrase a eu un effet inattendu. Elle m’a laissé de glace tant je l’ai trouvée stupide (et je suis poli !) mais par contre elle a fait bondir… une personne très âgée qui a rajeuni de 50 ans d’un coup ! 
Mon bon René l’a trouvée « particulièrement insultante pour notre jeune Elena, pas encore 18 ans, qui a assumé ses responsabilités avec beaucoup de sérieux, de professionnalisme (ce qui est étonnant pour une jeune fille de cet âge), qui s’est toujours donnée à fond malgré des problèmes familiaux, et qui est de plus un modèle de discrétion, de gentillesse, et une parfaite équipière ».
Et René de poser cette question « n’avons-nous pas eu durant deux saison une certaine  Isabelle De Lapeyre, meneuse confirmée s’il en est, qui n’a jamais démérité » ?
Ce fut si vrai que l’équipe n’avait pu assumer son absence lors des play-off de l’an dernier.
Je n’ai rien à ajouter aux propos de René. J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien que je pense de ma petite Cindirella. Elle sera épaulée l’an prochain par une joueuse d’expérience qui va lui permettre de poursuivre sa progression avec un peu moins de responsabilités que cette saison. J’ai donné mon accord à la venue de cette joueuse – dont je suis certain qu’elle va beaucoup apporter non seulement à l’équipe mais au club – à la condition expresse que cela ne se fasse pas au détriment d’Elena… et je veillerai (férocement) à ce qu’il en soit ainsi !
Quant à « supporter n°1 », comme dit le dicton, « avec de pareils amis, pas besoin d’ennemis » !

dimanche 13 mai 2012

Nos Poussines dans l'histoire (du club)


Que du bonheur !
A mon âge, avec 34 ans de vie professionnelle où le sport a joué un rôle important et avec 9 ans de présidence d’un club, j’ai connu de grandes joies en voyant les équipes chères à mon cœur triompher. Celle de ce samedi à Cannes restera parmi les plus belles.
Déjà, avec les toutes petites, il se passe toujours quelque chose. A cet âge là, que ce soit des garçons ou des filles, on joue sans la moindre arrière pensée. A fond.
Samedi, nos Poussines ont tout donné. Tout. Il suffisait de voir l’état de leurs maillots et les visages cramoisis pour s’en convaincre. Elles voulaient la victoire, elles l’ont obtenue. Et le déroulement même de la finale a contribué à lui donner encore plus de relief. A la mi-temps le match paraissait « plié », 17 points d'avance en Poussines, c’est énorme. Cinq minutes plus tard l’avantage n’était plus que de 8 points. Et tout au long du dernier quart-temps, un renversement de situation restait du domaine du possible car les Varoises y croyaient d’autant plus que nos petites doutaient et commençait à paniquer en dépit de tous les efforts d’Isabelle pour les remettre dans le droit chemin.
Derrière moi, Patrick H. qui filmait la rencontre était au bord de la dépression. Et en face, derrière le banc roquebrunois, Patrick T. était livide.
Les deux Patrick et coach Isa: un seul mot, MERCI!
Tenir, il fallait tenir. Que la délivrance soit venue du duo Armony-Jennifer n’étonnera personne. Individuellement, elles ont été un ton au dessus tout au long de la saison. Mais, de la même façon qu’il y avait un groupe entier en 98 autour de Zizou pour mener la France au titre mondial de football, qu’il y a aujourd’hui un groupe entier autour de Tony pour conduire la France vers les sommets de basket, il y a un groupe entier autour de ses deux leaders qui est allé conquérir ce titre de champion de Ligue. Un titre qui pourra paraître dérisoire au regard ce ceux auxquels je viens de faire allusion mais qui est pourtant notre « coupe du monde » à nous, nous c'est à dire un petit club de moins de 150 personnes (ce qui fait quand même beaucoup de monde si on fait une projection familiale) niché dans un petit paradis dont le seul défaut est d’être loin de tout !
Alors oui, nos Poussines championnes de Ligue, c’est une étape capitale sur le long chemin que nous avons entrepris de parcourir depuis bientôt dix ans avec une équipe dirigeante partageant les mêmes convictions. Une équipe qui s’est remaniée au fil des ans, qui s’est élargie et à laquelle j’ai beaucoup pensé au moment où nos petites recevaient leurs récompenses. Déjà, engager une équipe Poussines en championnat départemental alors que nous nous étions toujours contentés jusqu’alors des concentrations bi ou tri-mensuelles était une gageure. Cela s’est parfois traduit par de gros revers. Et puis il y a eu un premier titre départemental, une Coupe du Comité. Au fil des ans, nous avons affirmé notre présence, aujourd’hui nous luttons à armes égales avec Saint Laurent ou le Cavigal. C’est si vrai qu’au moment où les Poussines obtenaient leur titre, les Minimes de Jean-Michel et Corinne s’assuraient définitivement la deuxième place de Ligue derrière Saint Laurent. Et ce magnifique résultat, aussi, n’était pas du tout évident à atteindre en début de saison avec une équipe complètement remaniée.
Alors oui, nos équipes travaillent, nos équipes progressent, avec parfois des bas mais de plus en plus de hauts.
Cette politique a trouvé un aboutissement avec la performance de nos Poussines, un événement quasiment « historique » pour notre club. Voilà pourquoi j’étais si heureux samedi. Nos efforts à nous les dirigeants, et en la circonstance ceux des deux Patrick qui forment un duo exceptionnel, ont trouvé un formidable aboutissement. J’en espère évidemment d’autres. Beaucoup d’autres.

lundi 30 avril 2012

Elle va nous manquer


Quel souvenir « marquant » garderai-je du déplacement d’Anglet ? Probablement le trajet retour salle-hôtel dans la nuit, sous une pluie battante, avec Marine C. tentant de me guider avec son GPS. Ah, nous en en avons vu des ruelles désertes ! Pour finalement se retrouver dans une impasse avec derrière des grilles un grand avion aujourd’hui inutilisé. Ce qui a provoqué un sacré fou-rire dans la voiture où se trouvaient également Adriana, Elena et une personne très âgée (quand même assez inquiète).
Finalement nous avons retrouvé l’hôtel mais nous étions exactement à l’opposé de l’endroit où nous pensions être…
Dimanche matin, Cyril a failli nous emmener en Espagne à la suite d’une légère erreur d’interprétation des panneaux routiers !
Et le basket dans tout cela ? On serait tenté de l’oublier après le cuisant échec subi à Anglet. Les Play Off 2012 sont décidément la copie conforme de ceux de 2011 ! Et même en pire parce qu’après Marylène – qui reviendra peut-être pour les deux derniers matches – nous avons quand même perdu aussi Heidi qui est largement mieux qu’un joker (fracture du poignet) et maintenant Marine F. qui est revenue d’Anglet avec un doigt double de la normale !
Tout a été dit sur le match (voir le site du club) et malgré les 25 points qui ont sensiblement alourdi nos valises au retour, je reste persuadé que nous prendrons notre revanche au match retour.
Une très grande Pauline nous a probablement évité une plus grande déroute. Avec un double double à la clef, 19 points, 10 rebonds et une évaluation de 23.
Mais sur ce match, et à un degré certes moindre, Adou, aussi, a réussi à tirer son épingle du jeu. J’ai d’autant plus d’admiration qu’elle est en train de faire une sorte de compte à rebours, celui des matches encore à jouer, deux en l’occurrence, Brive le 12 mai et Anglet au gymnase Valgelata le 19. Compte à rebours car Adriana va s’octroyer une année sabbatique afin de tenter de guérir un genou qui non seulement ne lui permet pas de donner le meilleur d’elle-même mais qui, surtout, la taraude jour et nuit. Elle n’en a donc que plus de mérite à servir son club et son équipe du mieux possible. Et, quoi que l’on puisse en penser, elle va grandement nous manquer la saison prochaine.
Un mot enfin pour Marine P. appelée pour la seconde fois et qui a fort honnêtement tenu sa place. Un souhait : qu’elle prenne conscience de sa propre valeur dont elle semble beaucoup douter. En tout cas, merci pour sa disponibilité, sa gentillesse et sa discrétion.

Membres

Qui êtes-vous ?

Roquebrune Cap-Martin, France