Politiquement correct... et (surtout) incorrect

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vendredi 25 août 2017

Heureux Agostino à Montréal!!!!



Ce soir, Agostino et sa famille seront à Montreal. Ce soir pour nous mais pour eux ce sera l’après-midi puisqu’il y a 6 heures de moins au Canada. La journée va être très longue !
Au-delà du fait lui-même, c’est aussi une page de l’histoire de RCM Basket qui se tourne avec le départ de Morgy qui va poursuivre ses études à Montréal (tandis qu’Anaïs part pour les mêmes raisons aux Etats-Unis). Deux grands espoirs du club, formés au club, et qui s’en vont, symboles de l’inanité (malheureusement) de la politique de formation que l’on tente désespérément de mettre en place depuis tant d’années. Car Charlotte aussi nous quitte mais reste en France. Trois grands espoirs de plus perdus.
Si la dernière a eu sa chance (qu’elle a d’ailleurs su saisir), on ne pourrait en dire autant des deux autres. Aussi bien Morgy qu’Anaïs avaient des défauts, notamment une nonchalance avérée confinant à l’insouciance, probablement ancrée dans leurs gènes. Elles avaient aussi des défauts techniques que certaines personnes ont toujours mis en évidence pour les dénigrer en oubliant un léger détail : elles étaient très jeunes et donc très perfectibles. A condition de se donner la peine de les faire travailler.
Si Anaïs s’est plus ou moins éliminée ces dernières saisons en raison de ses études à Cannes qui ne lui laissaient guère la possibilité de s’entraîner, Morgy, elle, a carrément été « dégoutée » par le rejet dont elle a fait systématiquement l’objet.
Et pourtant, durant deux ans, elle a été la joueuse qui « tournait » à 20 points de moyenne aussi bien en cadettes qu’en Senior 3. Seule Marine, avant elle, avait été capable de faire aussi bien. Mais ce n’était jamais suffisant.
A Montréal (comme Anaïs aux Etats-Unis), Morgy va découvrir le basket universitaire de haut niveau et j’espère qu’elle aura l’occasion de démontrer combien on a pu se tromper sur elle.
En dehors du basket, elle va découvrir une ville fascinante, orientée vers la jeunesse, qui n’a finalement qu’un seul défaut : un climat… rude.
Et pourtant, moi qui déteste le froid, n’hésiterais pas à m’y installer… si je n’avais vingt ou trente ans de trop.
Je pourrais parler des heures du Vieux Montréal, du boulevard Saint Laurent qui partage la ville en deux longitudinalement (côté Est, côté Ouest), du boulevard Saint Denis dont la partie basse est d’ailleurs proche de l’Université où sera Morgy, du marché Jean Talon, de la rue Saint Catherine, autant de lieux que j’ai arpentés tant de fois.
Mais, mieux, beaucoup, infiniment mieux que moi, c’est évidemment Robert Charlebois qui a magnifié « sa » Ville :

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Boeing bleu de mer
J'ai besoin de revoir l'hiver
Et ses aurores boréales

J'ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l'hiver
Des roses bleues, des roses d'or

Dans le silence de l'hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le cristal et le verre
Où viennent se poser des anges

Je reviendrai à Montréal
Écouter le vent de la mer
Se briser comme un grand cheval
Sur les remparts blanc de l'hiver
Je veux revoir le long désert
Des rues qui n'en finissent pas
Qui vont jusqu'au bout de l'hiver
Sans qu'il y ait trace de pas

J'ai besoin de sentir le froid
Mourir au fond de chaque pierre
Et rejaillir au bord des toits
Comme des glaçons de bonbons clairs

Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Boeing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver
Me marier avec l'hiver

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