Politiquement correct... et (surtout) incorrect

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lundi 12 mars 2012

La (grosse) boulette

Elle a les yeux revolver...

Je suis consterné !
Et je devrais même écrire « doublement consterné ».
Pour une grossière erreur, une erreur impardonnable même.
Et par le fait que même une personne très âgée qui, je le sais, est une fidèle lectrice (en fait il s’agit d’un lecteur mais il se trouve que même un monsieur, dès lors qu’on lui attribue une appellation générique « personne », devient féminin – et ceci ne me réjouit pas ! - , donc, disais-je, même cette fidèle lectrice (eur) n’a pas jugé utile de m’envoyer un mail assassin pour me stigmatiser… ce qu’elle (il) fait pourtant couramment, et parfois même lorsqu’il n’y a pas lieu (ce que je lui pardonne volontiers eu égard à son grand âge, la boucle étant ainsi bouclée).
Oui, j’ai fauté.
Dans ma précédente rubrique j’ai parlé d’Elena, de Sarah, des deux Marine, de Veronika, de Pauline et de Marylène. 1, 2, 4, 5, 6, 7… mais c’est bien sûr (comme disait le commissaire Bourrel), il en manque une. Oui, j’ai oublié Adriana !
J’avais certes été un peu étonné dans l’après-midi de retrouver ma voiture les quatre pneus crevés. Puis de constater que les fenêtres de mon salon étaient maculées des traces de projections diverses, tomates pourries, œufs, courgettes avariées, etc…  Enfin, de percevoir des odeurs particulièrement nauséabondes venant du couloir d’accès à ma maison sous forme d’une centaine de petites boules jonchant le sol.
« Ce n’est pas normal » m’étais-je dit. « Il se passe quelque chose » avais-je surenchéri. Mais quoi ?
Un voisin m’a, pour ainsi dire, mis la puce à l’oreille en m’indiquant avoir aperçu une jeune femme rôder aux abords de la maison. D’une brève description, il résultait qu’elle était « assez grande, très grande même », que ses yeux « lançaient des éclairs » et qu’elle avait « le visage avenant d’un dragon atrabilaire victime d’une crise de foie ». Tout ceci, ma foi, m’a fait immédiatement penser à Adriana, allez savoir pourquoi !
« Tiens, aurais-je écrit quelque chose de méchant sur elle ? » me suis-je aussitôt demandé, genre « Adriana n’a pris que 10 rebonds offensifs », nombre très insuffisant il va sans dire ou plutôt comme dirait notre duo de coaches.
Eh bien non. C’était pire : pas un mot sur elle. « Houlalalalalalala » me suis-je aussitôt lamenté au grand dam de mon épouse inquiète de voir mon brusque état de délabrement moral.
« J’ai oublié Adou » lui ai-je répondu.
« Et c’est grave ? » m’a-t-elle demandé
« Non, ce n’est pas grave, c’est pire ! »
« Et tu vas faire comment ? »
« Je sais pas » ai-je avoué. J’irais bien me rouler à ses pieds en demandant pardon mais en tant que président, je peux pas. Et puis c’est trop dangereux. Si elle me piétine, je suis estropié. Non, vraiment, je sais pas ».
Je n’ai pas dormi de la nuit, tournant et retournant le problème dans ma tête. Et finalement j’ai trouvé une solution pas glorieuse du tout mais c’était la seule : j’ai envoyé une personne très âgée lui parler. « Sur elle, enfin, lui, elle n’osera pas taper » ai-je expliqué à l’intéressé(e). Qui s’est exécuté. Là, maintenant, j’attends les résultats de cette « ambassade ». Pourvu que mon René me revienne intact !

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