Politiquement correct... et (surtout) incorrect

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mercredi 18 janvier 2017

Savoir prendre ses responsabilités


C’était le match à ne pas perdre… et il a quand même été perdu.
Les optimistes diront qu’il est encore tôt pour faire des prédictions « définitives ». Il n’en demeure pas moins vrai que, pour moi, le nouvel échec de nos basketteuses face au Rousset signe quasiment le glas d’une présence de RCM Basket la saison prochaine dans un championnat national. Sauf si…
Mathématiquement, la situation n’est pas désespérée avec un seul point de retard sur Villeurbanne, 9ème, et deux sur Mandelieu et Ozon, 7èmes ex-aequo, sachant en outre qu’Ozon compte un match de plus.
Le vrai problème c’est que Roquebrune devra, lors de la phase retour, se rendre à Ozon et Mandelieu, rivaux directs pour le maintien. Sans parler des visites à Saint Jean de Muzols où l’on ne gagne pratiquement jamais (pour de multiples raisons…),  Rognac et Rousset qui ont gagné au Valgelata.
En contre-partie, nos joueuses recevront Vence (dès ce dimanche) et Villeurbanne également concernés par la relégation.
Cette deuxième partie de championnat sera en outre quantitativement moins favorable que la première avec 5 matches à domicile contre 6 déplacements. Et parmi les cinq adversaires qui viendront au gymnase Valgelata figurent Carqueiranne et Furiani, les deux candidats aux P.O.
Si l’on admet que le maintien nécessitera un minimum de 8 victoires, Roquebrune en a actuellement 3. Il en faut donc au moins 5 lors de la phase retour. 3 peuvent, pardon, DOIVENT l’être à domicile face à Vence, Villeurbanne et Côte Vermeille. Il faudra donc aller en chercher 2 autres en déplacement et là… D’autant qu’il faudra aussi tenir compte du goal-average particulier. Par exemple, gagner de 8 points à Rousset ne servirait pas à grand-chose puisque Roquebrune a perdu de 9 dimanche.
Bref, la situation n’est pas encore désespérée mais elle est quand même très grave ! Très très grave, même.
Pour tout dire, j’étais assez optimiste sur la possibilité de succès sur Rousset et Vence qui auraient pu permettre de sortir de la zone de relégation fin janvier.
Roquebrune a malheureusement laissé échapper un match qui pouvait être gagné. Une fois de plus cette saison ! Les causes de ces échecs à répétition sont connues depuis longtemps. Il y en a au moins deux  évidentes : des entraînements bâclés faute de participation (il n’y a parfois que deux ou trois joueuses présentes !) et une totale incompréhension entre lesdites joueuses et leur entraîneur. Incompréhension qui confine aujourd’hui à un divorce dont je me garderai d'évaluer les responsabilités mais qui est une réalité.
Le maintien en NF3 est compromis. Il n’est pas acté. Et c’est maintenant qu’il faut savoir prendre les bonnes décisions. Pas dans un mois lorsque l’affaire sera pliée.
L’actuelle direction du club a tout fait jusqu’à présent pour soutenir son entraîneur, y compris en dépensant beaucoup d’argent pour obtenir une validation de diplôme qui a finalement été refusée par les instances compétentes. Il aurait déjà fallu réagir à ce moment, d’autant que les symptômes du mal étaient déjà évidents. A force de repousser les échéances, on en arrive à une situation en forme d’ultimatum. Ne rien faire aujourd’hui ne serait pas une erreur. Ce serait une faute grave.
En d’autres temps, pour beaucoup moins que cela, les dirigeants roquebrunois (ceux de la grande époque) n’hésitaient pas à trancher dans le vif. C’était peut-être parfois excessif mais, au moins, prenaient-ils leurs responsabilités.
Soyons clair : rien ne dit qu’un changement d’entraîneur changerait fondamentalement la face des choses. C’est pourtant devenu une option quasiment incontournable sauf à laisser cette équipe s’éteindre à petit feu et disparaître de NF3.  Il arrive un moment où l’intérêt général commande de mettre sa fierté sous un mouchoir et admettre que l’on s’est trompé. Mais ça...

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