Politiquement correct... et (surtout) incorrect

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vendredi 11 août 2017

Des réveils en fanfare à Carnolès

Le dicton l’affirme : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
Eh bien, on peut vous l’assurer, la population de Carnolès a un bel avenir devant elle.
Difficile, à vrai dire, de faire autrement. Les employés communaux sont là pour réveiller les plus récalcitrants.
Un matin c’est une équipe de jardiniers qui entreprend de couper les mauvaises herbes croissant ici et là puis de ramasser les feuilles mortes. A l’aide d’engins d’une puissance sonore digne d’un quadriréacteur moyen.
Un autre matin c’est le camion venant vider les containers du tri sélectif qui entre en scène. Déjà, le camion n’est pas particulièrement silencieux, mais cela reste dans les limites du raisonnable. Par contre les dizaines de bouteilles qui tombent en vrac dans la benne provoquent une déflagration digne d’illustrer la bande-son d’un film de guerre.
Une autre fois c’est une équipe chargée du nettoyage des rues qui entre en scène. On ne sait si le moteur de la laveuse a été « gonflé » comme la « mob » d’un jeune trublion, toujours est-il que l’engin fait un vacarme qui ferait passer une piste d’aéroport pour une zone de silence. Et comme la vitesse de pointe n’est pas très élevée, les riverains en ont pour leurs impôts locaux !
Comme, de surcroît, ces employés sont très consciencieux, ils n’hésitent pas à peaufiner. Bref, une bonne heure pour faire les 4 à 500 mètres entre la Poste et le parking de la Maison de Retraite.
Du bruit en centre ville, rien que de bien normal objecterez-vous, non sans raison.
Certes. Mais à même pas 7 heures cela fait tôt, très tôt, d’autant que le vacarme est en quelque sorte amplifié par le contraste avec le silence de la nuit qui s’achève.
Et puis, et puis, depuis quelques jours, il y a les cloches de l’église de Carnolès.
A la suite d’une panne et d’une réparation sans doute… hasardeuse, le rythme des sonneries a été modifié. Autrefois, c’était de 8 heures à 20 heures avec des sons bien différenciés pour le quart d’heure, la demi-heure, les trois-quarts d’heure et enfin l’heure. C’était très bien. Et très agréable.
Désormais c’est de 7 heures à 20 heures. Mais les sons aussi ont été modifiés et rendent plus difficiles la compréhension. Et surtout on a droit à 7 heures à un véritable feu d’artifice : d’abord les 7 coups puis, cinq minutes plus tard, une volée joyeuse qui ne laisse aucune chance aux dormeurs les plus résistants !
Et hop, debout là-dedans…
Remarquez bien, ce vacarme matinal a eu, il y a quelque temps, son pendant nocturne avec les travaux de réfection de la chaussée et des trottoirs de l’avenue Aristide Briand (en partie) et de l’avenue Maréchal Foch. Là, pour le coup, les riverains ont dû avoir beaucoup de mal à s’endormir ! Car les travaux, programmés la nuit – ce qui peut se comprendre – ont souvent duré bien au-delà de minuit. Alors que le « couvre-feu » des (rares) manifestations estivales est fixé bien avant…
Bref, si des touristes sont venus chercher un peu de repos à Carnolès cet été, c’est complètement raté. Quant aux Roquebrunois qui travaillent, tant pis pour eux. Etonnant quand même dans une ville qui s’endort doucement, asphyxiée par la routine et le manque d’argent. Mais c’est une autre histoire.

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