Politiquement correct... et (surtout) incorrect

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mercredi 16 août 2017

Flamenco rime avec Gorbio. Et vice-versa

Grâce à notre amie Martine – dont la fille et le gendre font partie de l’organisation – nous (mon épouse et moi) avons participé mardi à la soirée de clôture du festival de Flamenco de Gorbio.
Ce n’était pas la première fois que j’y venais mais c’était il y a quelques années.
Car ce Festival en était à sa 16ème édition et le maire – qui est aussi son créateur et l’animateur-chef d'orchestre – a pu annoncer avec autant de fierté que d’émotion qu’il y en aura une 17ème l’an prochain.
Quel parcours !
Le Festival de Flamenco n’est pas le Festival de Musique de Menton qui se doit, année après année, de proposer au public les artistes les plus reconnus au niveau international.
A Gorbio la barre est placée moins haut… à l’inverse de la qualité qui tutoie les sommets dans un registre bien spécifique. Le Flamenco, c’est d’abord une culture, presque une religion.
Les musiciens – et en premier lieu un extraordinaire guitariste -, les chanteurs et les danseurs (photos Martine) ont su délivrer leur message et enthousiasmer le public par leur virtuosité et plus encore leur passion. Même un danseur légèrement enrobé (et je suis connaisseur en la matière !) est parvenu à faire se dresser les spectateurs, c’est dire ! En même temps, j’ai fait un terrible constat : si une personne qui se démène autant sur une scène ne parvient pas à perdre ce que l’on appellera pudiquement une « surcharge pondérale », alors moi qui suis plutôt sédentaire, comment je vais faire ? That is the question…
Plus sérieusement, cette soirée de clôture aura bien été l’apothéose espérée par les organisateurs qui ont su installer leur manifestation et la faire prospérer au fil des ans. 
Bon, le casse-tête de la réservation des tables a donné quelques sueurs à Michel Isnard mais ce dernier, sans s’affoler (ce n’est pas le genre de la maison !) a su résoudre les petits problèmes survenus.
En fait, au-delà d’un repas – exceptionnelle paëlla ! – et d’un spectacle, j’ai surtout été touché par l’extraordinaire esprit de corps de l’équipe d’organisation. Une équipe à 100% bénévole qui m’a rappelé celles auxquelles j’ai eu le plaisir et l’honneur d’appartenir (elles étaient d’ailleurs très voisines l’une de l’autre) en d’autres temps pour la Fête du Mimosa du regretté Roger Bascoul et la Fête des Vignerons de Philippe Fournery. Deux manifestations qui n’ont pas résisté à la pieuvre de la politique.
A Gorbio, Michel Isnard n’a pas que des amis – c’est bien normal – mais il continue à fédérer autour de lui des gens désireux de servir leur village.
Pendant ce temps, à Roquebrune Cap-Martin, on paie des gens pour organiser des manifestations sans âme (même s’il leur arrive d’être réussies). 
Exceptions: les animations proposées par les équipes de bénévoles (avec souvent les mêmes personnes) de Marsou à Carnolès (notamment les « soupes au pistou ») et de Jean-Pierre à la tête de ses exceptionnels Coqs Roquebrunois au Village. 
C’est au fond toute la différence. Et elle n’est pas à l’avantage de la grande ville par rapport à ce petit village de Gorbio bruissant de bonheur.

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